Présentation de l’auteur

Je suis entré dans « la grande maison », en mars 1995, durant l’intermède de l’Exploitant Autonome de Droit Public. J’ai été appelé à l’activité au CPE Paris-Élysées. Je suis passé, comme beaucoup d’autres avant moi, par le répartiteur où je suis resté longtemps à Paris-Beaujon

Dans ce centre, ainsi que dans d’autres comme Brune, j’ai rapidement sympathisé avec les Techniciens de la commutation, ceux de la publiphonie ainsi que ceux des Eltex/Télex. Ceci était probablement dû au fait qu’étant moi-même électronicien supérieur, j’étais content d’aller discuter, blaguer mais aussi beaucoup échanger avec eux sur « La Technique » comme l’on dit. 

D’autant que l’ambiance dans ces services de spécialistes était très bonne et qu’elle convenait à mon caractère.

Auteur

De tout jeune, j’ai très vite été intéressé par le téléphone, cet outil qui, vers 1975-80 était encore un luxe et pour lequel il fallait se montrer patient pour avoir le droit de le mériter, en passant par les listes d’attente qui pouvaient durer plusieurs mois, subordonnées à l’ouverture des nouveaux centraux téléphoniques successifs et que des villes, des villages ou des quartiers entiers attendaient un peu comme le messie. Et encore, une fois que nous réussîmes à Salon-de-Provence à en obtenir l’attribution en 1977 (des tentatives en 1975 et 76 n’ayant pas abouti, pour cause de saturation du réseau et d’abonnés prioritaires à raccorder avant nous), ou plus tard avec un numéro provisoire en 1981 à Nancy, car il y avait alors une pénurie de numéros dans cette ville. Il fallait choisir ses heures pour parvenir à obtenir l’interurbain par le 16… Les après-midi, il était par exemple impossible d’obtenir Aix-en-Provence à partir de Salon, la sempiternelle tonalité d’acheminement interminable finissait irrémédiablement par aboutir… dans le vide… Je me souviens aussi du message d'erreur de bonne rime et de bonne prosodie qui retentissait assez souvent dans nos oreilles à cette époque : «Le numéro que vous avez demandé n'est plus en service actuellement. Veuillez consulter l'annuaire ou les services de renseignements.»

En fait, un peu par hasard grâce ou à cause d’un pote de lycée qui fut reçu TINT à Paris en 1993, celui-ci m’avertit d’un concours sur l’Île-de-France à la fin 1994, où je tentais alors ma chance dans un immense centre d’examen en banlieue qui tenait plus de l’entrepôt d’un M.I.N que d’un lycée… J’ai été reçu et je suis arrivé dans un CPE (Paris-Élysées), avec un Chef de Centre, Gérard Pain, au caractère bien trempé et où la culture de l’électronique et du savoir faire relatif à la technicité était encore très présente.

De fil en aiguille, j’ai commencé à me constituer une collection de téléphones à cadran achetés aux puces de Vanves, Montreuil, Clignancourt ou de Lançon de Provence, ainsi que de quelques publiphones / taxiphones à pièces (francs) ou à jetons tous parfaitement fonctionnels ; je suis d’ailleurs devenu expert du cadran administratif modèle 1927. J’ai aussi récupéré, souvent avant destruction, ou après recherches, de la documentation technique et administrative datant des années 20 aux années 90.

A mon arrivée à France Télécom, j'ai de suite été passionné par la publiphonie. J'entretenais de bons rapports avec les chefs de service Publiphonie des CPE Élysées et Brune, MM. Luc Élineau et Didier Allard qui m'ont beaucoup aidé alors.

Au moment où le Téléphone Public s’apprête à rendre son dernier souffle, d'ici à 2017, je me suis décidé à créer ce site dédié au taxiphones, publiphones et autres appareils du domaine de la publiphonie, afin de pouvoir mettre à la disposition du plus grand nombre la somme des données réunies par mes soins avant cette annihilation.


 claude.rizzo@orange.com


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Histoire de la Publiphonie Française © Claude Rizzo-Vignaud, 27 octobre 2015.